Accord avec le promoteur, pas avec la Mairie.

A notre initiative nous avons négocié avec le promotteur. Et il en est sorti un accord profitable à toutes les parties. En revanches, nos sollicitations auprès de la Mairie concernant l’Assemblée des Assemblée n’ont pas trouvé d’oreilles conciliantes. Jugez plutôt.

Nous voulions un délais avant de quitter les lieux pour passer l’assemblée des assemblées et préparer une nouvelle MdP. Nous lui assurions de quitter les lieux calmement et sans ressentiments, nous engageant à garantir la sérénité nécessaire pour mener leur chantier. Un protocole d’accord a été signé et déposé au tribunal, nous laissant jusqu’au 22 avril dans les locaux actuels.

Si les pertes financière du groupe immobilier sont une goutte d’eau pour lui et ne nous émeuvent pas, nous remercions le chef de projet et le maitre d’oeuvre– qui ont eu beaucoup de tracat à cause de nous – d’avoir répondu de manière très respectueuse à notre proposition et d’avoir su négocier intelligemment. Nous sommes contents qu’ils puissent reprendre le fil de leur chantier sans retard irréversible et que leur clients puissent avoir leur logement livrés.

Nous sommes contents de ces deux mois de répis qui vont nous permettre de nous projeter dans l’avenir. Comme nous le répétons, notre lutte ne fait que commencer et nous nous destinons à durer. Et pour cela une nouvelle Maison du Peuple est nécessaire. Toutes les pistes sont sur la tables, des solutions légales avec loyer, prêt, bail précaire, construction, jusqu’à l’occupation de bâtiments vides et inutilisés.

« Squatter », nous n’avons pas le choix

On nous stigmatise comme des « squatteur », terme forcément péjoratif. C’est une réalité, nous occupons illégalement un bâtiment. Mais nous avons aucune solution légale nous permettant d’avoir de telles ressources : lieu d’habitation pour personnes précaires ou de passage, un lieu de bricolage, de stockage, de cuisine, des espaces de réunion en AG et en groupes de travail, …

Nous n’avons pas de ressources. Nos adversaires on eux les moyens de se payer des équipes de com, des avocats, des lobbyistes, des palais des congrès, des sièges sociaux, … Dans le combat que nous menons contre eux – rappelons que c’est un combat – nous devons recourir à toutes les armes efficaces.

Oui, dans la lignée des stratégies de désobeissance civique (Luther Kinbg, Gandi, Rosa Parks, Nelson Mandella), les batiments vides sont donc des cibles légitime pour notre combat. Et lors de l’acte XX des GJ pour le droit au logement, nous espérons que de nombreuses occupations auront lieu, comme le fait le mouvement Droit Au Logement depuis des décennies.

La maison du peuple, un patrimoine à préserver

En trois mois, en partant de rien la Maison du Peuple est devenu un lieu ou des centaines de gilets jaunes ont retrouvé le sens de la solidarité, de la dignité, de la fraternité. On appris à affronter des épreuves et à gérer des conflits. Un lieu où on apprend à reprendre son destin en main grâce à la force du collectif. Où s’inventent des pratiques donnant au mot démocratie toute sa consistance. Où l’on redevient citoyen et où on s’engage pour changer le monde. Enfin un lieu où dans le respect des différences, énormément de choses se rêvent et se réalisent : organisation d’actions, projections culturelles, théâtre, débats, ateliers divers, maraudes pour les sdf, … les projets fleurissent. Dans le monde sinistre, malade d’individualisme, de misère sociale et d’entre soi, un tel lieu a été une formidable bouffée d’oxygène. Et c’est ce dont ont témoigné le milliers de personnes qui ont signé la pétition de soutien.

Ce que nous devons chercher préserver c’est ce meltig pot improbable qu’à constitué cette maison du peuple, qui lui à fait mériter son nom.

Trouver un batiment comme celui ci a constitué une chance incroyable. Cette MdP était un cadeau tombé du ciel, un miracle qui a permis un miracle, celui de tous nous rassembler.

Cette deuxième MdP sera elle le fruit de notre travail collectif et conscient. Avec toute l’expérience que nous avons acquise, si l’envie de faire vivre cet héritage est assez fort, alors on peut encore faire plein de choses extraordinaires.

Carton rouge pour le maire !

Nous aurions été prêt à discuter avec la Mairie pour essayer de trouver des solutions pérènnes et légales pour la future MdP. Mais bon, l’accueil (ou plutot la porte fermée) pour l’organisation de l’AdA ne laisse pas beaucoup de perspectives de ce coté. Nous ne nous faisions pas trop d’illusions mais la rencontre de Mardi matin avec son Cabinet a le mérite de clarifier les choses : nous ne sommes pas des personnes fréquentables et la Mairie ne veut pas se salir les mains avec nous.

Nous voulons dénoncer ici la posture du Maire et des Adjoints qui le soutienne.

Il n’a jamais voulu nous considérer comme interlocuteur respectable. Le seul message qu’il ai été jamais été capable de nous transmettre c’est « mettez vous en assoc ! », « mettez vous en assoc ! » , « mettez vous en assoc ! ».

Comme si cela était une garantie de quoi que ce soit ou bien la seule conditions pour exister à ses yeux. On rappel que le droit d’association reconnaît l’association de fait et nul besoin de déclaration en préfecture pour être un interlocuteur valable.

Et regarder « l’association des GJ exigeants ». Une membre éminente à 4 plaintes contre elle pour une affaire qui a été complaisament relayée comme « querelle amoureuse » par certain journalistes. Alors qu’il s’agit d’un différent politique entre GJ qui été été réglé avec des méthodes de mafieux : une personnes tabassée par des hommes de main. Cette même association qui disait se désolidariser des « comportement violents de la MdP » ! Et c’est cette association qui est invitée pour le grand débat de la Mairie.

Et dans le même temps l’Assemblée des Assemblée est entravée par la ville de St Nazaire par crainte de « troubles à l’ordre public ».

C’est ridicule. C’est aussi scandaleux.

Nous remercions les maires des communes alentours qui ont su eu avoir une posture plus ouverte et allons continuer à travailler avec eux pour trouver des solutions satisfaisantes pour tout le monde. Nous remercions les associations qui nous apportent leur soutien matériel et moral. Et bien sûr tous les Nazairien qui sont avec nous de cœur et avec leurs petits gestes de solidarité.

2 réflexions au sujet de « Accord avec le promoteur, pas avec la Mairie. »

  1. vous êtes de merveilleuses personnes ! il faut continuer le combat et faire bcp de communication avec la population pas engagée.

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